Le problème, c’est la caste ...

vendredi 20 septembre 2019
par  A.L.

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photo : Javier Cortés à Madrid.

Nous en sommes à deux corridas à Madrid lors du cycle de "défis d’éleveurs" et, les chiffres sont éloquents : deux corridas, deux blessés très graves. Deux hommes braves qui n’ont pas hésité à affronter de véritables taureaux.

Autant Arturo Macías comme Javier Cortés, ont reçu deux coups de corne gravissimes, ce qui confirme que le taureau de caste pose d’immenses problèmes. Alors que Macías est rentré au Mexique pour récupérer du coup de corne et de la blessure au genou, Cortés se débat dans l’ardu combat de retrouver la vision de son œil droit.

Alors qu’à Madrid, avec ce type de taureaux, la vie des toreros tient à un fil, en province et dans les villages, le public s’enthousiasme pour que les matadors du taureau commercial, moi je l’appelle âne pourvu de cornes, s’imposent avec fracas, avec l’appui inconditionnel de la presse triomphaliste qui s’affiche comme complice de cette fraude.

En tauromachie il existe encore deux types de spectacles, raison pour laquelle le microcosme taurin sera toujours le plus injuste du monde. Par exemple, dans l’univers du football, les clubs d’Eibar et de Barcelone peuvent s’affronter et n’importe lequel des deux peut vaincre, ce qui crée le magie du ballon rond. En tauromachie, on sait à l’avance qui doit gagner et on connaît le perdant avec certitude.

Celui qui est placé en haut du classement des toreros prend du plaisir en tuant les corridas commerciales, celles où il n’y a aucun danger bien qu’elles soient considérées comme des corridas de taureaux ; ceux en bas de ce classement n’ont pas le choix, ou ils acceptent de toréer ce que personne ne veut ou ils restent chez eux, ce qui est finalement pire. Ce qui est triste dans cette situation c’est que ce sont ceux qui s’exposent le moins qui accèdent à la gloire, alors que ceux qui se jouent vraiment la vie, ne sont pas récompensés. Ils ne reçoivent même pas la reconnaissance appropriée pour ce geste qu’ils sont en train d’accomplir.

Est-ce une bonne chose que sortent en piste les corridas dites dures, c’est à dire, celles qui ont de la caste et du danger ? Cela sera toujours une bonne chose car grâce à ce genre de corridas, tout le monde, en son for intérieur, même ceux qui refusent de les toréer, TOUS, sans distinction, se vantent que les taureaux blessent. Mais qui blessent-ils ? Les humbles, jamais les vedettes de la tauromachie.

Lorsque une tragédie se produit lors de ce type de corridas que tous ceux qui sont en haut du classement dénigrent comme s’il s’ agissait de corridas répugnantes, tous s’attachent à dire que le taureau de combat est dangereux.

La tauromachie a énormément changé. Dans le temps, les matadors qui commandaient dans le milieu affrontaient avec une certaine assiduité la caste parce que les publics l’exigeaient ainsi. Mais évidemment, il s’agissait d’hommes d’une autre époque et dotés d’une caste indéniable.

De nos jours s’impose le demi-taureau auquel ne renoncent pas les dominants du milieu. Ils ont le contrôle sur tout. Ils exigent les taureaux à combattre et maîtrisent les informateurs qui s’empresseront de rendre hommage de forme exponentielle à tout ce qu’ils auront fait en piste.

J’insiste, pendant que des hommes courageux se jouent la seule chose qu’ils ont, la vie, les "vedettes" accommodées se divertissent, amenant des petits taureaux dans leur propre fourgonnette afin qu’il n’y ait pas surprise. C’est une métaphore, mais plus vraie que vraie !

Les faits ne mentent pas. La saison est très longue de mars à octobre, et quels toreros sont tombés au combat ? C’est la preuve irréfutable de tout ce que j’avance. Que se passe-t-il, les stars sont-elles plus intelligentes que les modestes ? Evidemment non ! 

Le matador qui se fait blesser est celui qui assume le plus de risques, bien que cela ne soit pas au goût du jour et que cela ne lui rapporte aucune gloire. Mais c’est une vérité catégorique que nous ne devons jamais oublier, bien que l’immense majorité veuille l’ignorer.

Pla Ventura (torosdelidia.es- 16 septembre 2019)


Brèves

Joseph Peyré (1898-1968), l’appel de l’ailleurs

lundi 11 avril 2016

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Joseph Peyré (1898-1968), l’appel de l’ailleurs.

Une conférence de Christian Manso, Professeur émérite à l’UPPA et Dolores Thion, Professeur à l’UPPA,

Jeudi 21 avril 2016 à 18h, Médiathèque André Labarrère, auditorium.
Conférence proposée par la Bibliothèque Patrimoniale, Pau.

JEAN BAPTISTE : PUERTA GRANDE A MADRID

dimanche 6 juin 2010

Las Ventas, samedi. 6 ème de la Feria del Aniversario. Plus de 3/4.

Toros de El Cortijillo, 2º, de la classe 3º, décasté. 4º, classe et temple. 5º, noble. Uno (1º) de Lozano Hermanos (1º), manso.

Miguel Abellán, silence et vuelta al ruedo.
Juan Bautista, oreille et oreille.
Arturo Macías, silence et silence.

Salut du banderillero Curro Robles au 5ème.

Enorabuena maestro nous n’avons jamais douté de ton talent et le public madrilène une fois encore l’a salué ! L’arlésien ouvre la seule Grande Porte du cycle Madrilène c’est un exploit sensationnel qui le relance fortement.

A.G. DU CLUB JOSEPH PEYRE HIER

samedi 29 mai 2010

Une quarantaine de membres de notre club ont participé à l’assemblée générale du club hier. Quitus a été donné à l’unanimité pour les bilans moraux, financiers et pour le compte rendu d’activité. Le bureau a été élu à l’unanimité : président Gérard ; vice-présidents Karine et Pierre ; trésorier Roger, adjoint Thierry ; secrétaire Christian, adjointe Florence ; chargé du partenariat Jean Henri. Le club est en nette progression, il compte désormais 73 membres. Le compte financier est en équilibre. De nombreux projets sont en route avec notamment une visite chez le Comte de Mayalde en septembre.