mardi 21 février 2017
par  A.L.

Félix Robert : la vie et les faits d’arme du premier torero français

Passionnante conférence donnée par Miguel Darrieumerlou, président de l’Association des critiques taurins du Sud-Ouest, qui tient aussi sûrement à ses moustaches que celui dont la vie est retracée dans l’ouvrage fondateur de Jean-Pierre Fabaron, qui en 1996, fut le premier auteur à consacrer un écrit à la carrière haute en couleurs du premier matador français, Pierre Cazenabe, plus connu sous l’apodo de Félix Robert.

Véritable travail de recherche, cette biographie complète propose un lexique des matadors ainsi que des écarteurs landais, plus de 80 illustrations d’époque, le tout agrémenté d’anecdotes croustillantes sur "Félix, empereur de l’esbroufe et roi des culottés" comme l’avait titré Claude Pelletier.

En aficionado averti, Miguel Darrieumerlou fait un historique de la corrida en France et du concours de circonstance - la première corrida formelle (avec picadors) à Bayonne en 1853 - qui a permis son installation sans interruption depuis. Et rappelle qu’à cette époque les taureaux arrivent à pied depuis la Navarre. En 1852, Magescq achète sept taureaux qui restaient pour une course landaise, alors souveraine. Grand succès public, qui suit l’avènement de Napoléon III, des élevages se créent un peu partout avec des vaches de Navarre.

Félix Robert, ancêtre de tous les toreros français d’alternative, né en 1862 au moulin de Meilhan, prit l’alternative à 32 ans à Valencia.

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Ecarteur dans l’équipe de l’écarteur Marin Ier, il sillonne la France et crée son Quadrille d’Elite Landais ainsi qu’un élevage à Clermont. En 1893 il participe à des spectacles taurins de Bordeaux à Alger, et se rend à l’exposition universelle de Chicago où les ligues de vertu le font interdire.

En 1894, il part Espagne avec son quadrille d’écarteurs et sauteurs landais à l’occasion de spectacles mixtes hispano-landais et s’inscrit dans une école de tauromachie de Séville où il obtient un « diplôme de matador français ».

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Fort de son alternative obtenue en novembre1894 à Valence, avec pour parrain Fernando Gómez « El Gallo » père de Joselito, il torée en France (Mont de Marsan, Dax, Bayonne, Bordeaux, Limoges, Boulogne/Mer et même Pau en 1896 !). En 1895, échec retentissant face à Bombita à Saint Sébastien : on lui reconnaît du courage, mais pas de sens artistique, si bien qu’on le classe dans la catégorie des toreros d’opérette.

photo : F. Robert, sa moustache et sa cuadrilla

Il confirme son alternative en mai 1899 à Madrid et part pour le Mexique en 1900. Tour à tour impresario des arènes de Ciudad Juarez, directeur de cirque (plus de cent chevaux), propriétaire d’une écurie de chevaux de course, organisateur de spectacles baroques (combats de taureaux avec tigres, ours…), c’est en homme d’affaires avisé et riche qu’il épouse en 1910, Trinidad Ochoa, fille d’un banquier et sénateur.

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Après ses aventures lointaines, il rentre en France en 1912 et se fixe dans les Landes à Clermont puis à Bordeaux où il vit avec une actrice et y finance la deuxième arène de la ville.

Retiré à Marseille en 1913, il s’y remarie et connaît le seul échec de sa fructueuse carrière : celui de ne pas pouvoir faire aboutir son projet de construction de nouvelles arènes. Déjà malade du cancer, il meurt en janvier 1916 et est enterré en grande pompe au cimetière Saint-Pierre.

Les socios du CTJP présents ont dit leur plaisir de voir entretenir la mémoire du premier torero d’alternative français, parfois méconnu par certains d’entre eux et ont accordé à Miguel Darrieumerlou los máximos trofeos, pour son savoir et son art oratoire…ainsi que le regalo traditionnel dont il saura faire bon usage !

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Articles les plus récents

lundi 6 février 2017
par  A.L.

Les aventures de Félix Robert

Pour sa quatrième soirée à thème le Club Taurin Joseph Peyré, accueillera à la Grange du Château d’Idron,
le vendredi 10 février 2017, à 19 heures
Miguel DARRIEUMERLOU, qui viendra raconter la fantastique histoire du premier Matador Français Félix ROBERT (1862-1916).
" Cet écarteur landais devenu matador de toros à Valencia, des mains de Fernando Gomez « El Gallo », brillant sur toute la planète (des Amidonniers à Alger, de Roubaix , à Mexico) aussi célèbre dans l’Ouest américain que Butch Cassidy, Billy The Kid ou Kit Carson, est mort il y a tout juste cent ans, à Marseille, où il est enterré." (La Dépêche 18/01/2016).
A l’issue de la soirée, « Les aventures de Félix Robert » édité par l’Union Des Bibliophiles Taurins, sera dédicacé par M. Darrieumerlou (règlement par chèque uniquement) Au programme :
· 19h : apéritif offert par la Peña (apéritifs et boissons suivantes 1€)
· 20h : Conférence-débat
. 21h30 : Repas (vins et Pacherenc du domaine de Grabiéou de Frédéric Dessans)
Participation : 18€ par personne. (conférence et repas) - 5€ pour les personnes qui assistent uniquement à la conférence.
Inscriptions impératives avant le mercredi 8 février, 17 heures, dernier délai ! en répondant au courriel : (...)

jeudi 19 janvier 2017
par  A.L.

Picador de toros : une profession de foi et un art

Pour sa première soirée de l’année 2017, le CTJP recevait le picador de toros, Gabin Réhabi. Vic Fezansac-2016/ Toro #34 - Salta Cancela - 01/2012 - Los Maños Meilleur toro de la Corrida Concours + Meilleur tercio de varas pour Gabin Rehabi Accueilli par les mots d’amitié de Stéphane, Gabin Réhabi est remonté à l’âge de ses 15 ans où son aventure humaine a commencé d’abord avec Paquito Leal puis avec celui qu’il considère comme son « second père », Alain Bonijol auprès duquel il a appris la technique équestre. Et dont il a souligné la droiture, l’honnêteté. Ainsi que sa conception et ses innovations autour de la cavalerie. M. Darrieumerlou a mis en avant le parcours parallèle de Gabin et A. Bonijol, tous deux novilleros (parcours contrarié pour Gabin) puis cavaliers. Chez A. Bonijol, Gabin Réhabi a apprécié le plaisir de travailler avec un visionnaire (caparaçon en kevlar, protection des pattes des chevaux…), avec qui il a appris la technique de l’équitation, son positionnement esthétique. Rappelant que c’est A. Bonijol qui a introduit pour le tercio de piques, des chevaux plus habiles, plus athlétiques et qu’il est dans les normes espagnoles pour le poids des chevaux. Raison pour laquelle il a été contacté (...)

mercredi 4 janvier 2017
par  A.L.

Gabin Réhabi, picador de toros, invité du CTJP

La troisième soirée à thème du Club Taurin Joseph Peyré, et la première de 2017, aura lieu à la Grange du Château d’Idron,
le vendredi 6 janvier 2017, à 19 heures.
Le Picador Gabin Rehabi viendra raconter sa fabuleuse aventure, qui au départ ne le prédestine pas à devenir Picador. Il voulait être Torero ! L’histoire en a décidé autrement puisqu’il est aujourd’hui l’un des meilleurs picadors du circuit.
photo : facebook.G. Réhabi Au programme :
· 19h : apéritif offert par la Peña (apéritifs et boissons suivantes 1€)
· 20h : Conférence-débat
. 21h30 : Buffet et galette offerte par le CTJP.
Participation : 15€ par personne (conférence et repas) - 5€ pour les personnes qui assistent uniquement à la conférence.
Inscriptions impératives avant le mercredi 4 janvier, 17 heures, en répondant au courriel : clubtaurinpau@gmail.com

vendredi 23 décembre 2016
par  A.L.

Michel Gallon au CTJP : "il y a eu course" !

Pour sa dernière soirée-débat de l’année 2016, le CTJP recevait l’éleveur du sud-est, Michel Gallon. C’est avec émotion que Stéphane, membre du Club, a évoqué l’amitié qui le lie avec Sylvie à Michel et sa famille. Depuis leur première visite en 2006 et jusqu’à aujourd’hui, l’accueil, l’amitié, la générosité, la bienveillance n’ont jamais fait défaut. Sylvie, aidée en cela par Miguel Darrieumerlou, interroge Michel Gallon sur l’historique de la ganaderia. Michel Gallon, touché par l’invitation qui lui a été faite et les propos tenus à son égard, rappelle que la vocation de son père, Aimé, était au départ essentiellement agricole (riz). C’est en 1956, qu’Aimé achète la manade (280 ha) avec deux étalons d’Achille Pouly. Des ferrades qui attirent de nombreux curieux sont rapidement organisées, ainsi que des tientas dans des arènes en acacias qui accueillent entre autres José Luis Marca, venu à Nay comme novillero et devenu – fortune faite –ganadero en Andalousie, avec A. Pouly comme piquero. En 1960, nouvelles installations et nouvel endroit, celui que l’on connait actuellement. Michel et Jean-Pierre axent leur ganaderia sur le toro de combat, et ne garde que les mâles à partir de 1976. Première novillada non-piquée en (...)

Albums les plus récents

Brèves

Joseph Peyré (1898-1968), l’appel de l’ailleurs

lundi 11 avril 2016

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Joseph Peyré (1898-1968), l’appel de l’ailleurs.

Une conférence de Christian Manso, Professeur émérite à l’UPPA et Dolores Thion, Professeur à l’UPPA,

Jeudi 21 avril 2016 à 18h, Médiathèque André Labarrère, auditorium.
Conférence proposée par la Bibliothèque Patrimoniale, Pau.

Pâques à Aignan, dimanche 27 mars + Dimanche 10 avril 2016 : Pedraza de Yeltes à Garlin

lundi 21 mars 2016
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Garlin : réservation à partir du 29 mars.

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Olivenza en direct au CTJP / Samadet : Feria de la Faïence

jeudi 25 février 2016
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SAMADET
FERIA DE LA FAIENCE

12 et 13 MARS 2016

Samedi 12 mars à 16 heures : novillada sans picadors. Toros de Cuillé et Alma Serena pour El Rafi - Tomas Ubeda - Antoine Madier - Pierre Mailhan.

Dimanche 13 mars :
> 10h30 : fiesta campera avec l’ACOSO et Adour Afición
> 12h : repas gascon
> 16h : Novillada. Toros de Sayalero y Bandrés pour Carlos Navarro (Espagne) - Manolo Vanegas (Vénézuela) - Tibo Garcia (France).

Renseignements et réservations au 06 87 74 77 97 et 06 18 48 60 48 et sur le site de la peña Al Violín

Feria de Olivenza :

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Vendredi 4 Mars : Paseo 17h30 : Novillos de "El Freixo" pour : Galdós, Leo Valadez et David Bolsico, qui débute avec picadores

Samedi 5 Mars Paseo 12h : Novillos de Talavante pour : Ginés Marín, Juanito et Alfonso Cadaval, les deux derniers débutant avec picadores.

Dimanche 6 Mars Paseo 12h. : Toros de Núñez del Cuvillo pour : Joselito Adame, José Garrido et Roca Rey